Ma 2ème course officielle ou comment j’ai abordé mon 1er semi…Le Semi de Paris

Hello,

Il y a quelques temps, je vous racontais ma première course officielle ! 🙂 La sensation d’avoir pu terminer ma première course (même si ce n’était « que » 7 km) était indescriptible : joie, fierté, émotion et plein d’autres choses… J’avais à peine vidé ma bouteille de Powerade (offerte par les bénévoles) que je m’imaginais déjà participer à une autre course.

Le weekend terminé, nous sommes rentrés et (évidemment), je me suis mise à chercher d’autres courses…Un reste d’adrénaline sûrement !

J’ai alors découvert le site ASO challenges : il y a pas mal de courses organisées à l’année (Mudday, 10 km, Semi-Marathons et Marathons,…). Il suffit de se créer un compte et hop hop : inscriptions…guides du coureurs et/ou conseils pour les courses…articles divers sur le running/nutrition, etc. Là, toujours avec mon adrénaline de runneuse débutante, je m’emballe et à peine après avoir cliqué sur « Valider le paiement »….  «Mais qu’est-ce que j’ai fait ?!? »… Je venais de m’inscrire pour le Semi-Marathon de Paris ! (qui a eu lieu le samedi 8 mars 2015, clin d’œil de mon inconscient à ma sœur, puisque ça tombait le jour de son anniv’). Je venais de réaliser ma « plus grande course » ce week end là, (les 7 km dans le sable) et là, je me lançais le défi de parcourir le triple !! (pour mémoire, le semi-marathon, c’est 21.1 km !). Je vous avoue que je suis passée par plusieurs sentiments : désespoir, encouragement, stupidité, motivation, entrain. J’étais perdue.

6 mois pour me préparer à parcourir 21.1 km alors qu’il m’avait fallu presque le même temps pour que je parcoure les 7 km…Mission impossible…ou pas… j’ai finalement accepté l’idée de devenir finisher du Semi-Marathon de Paris. Après tout, si je ne tente pas, je ne saurai pas si je peux ou non le faire. Je n’étais pas la première à me lancer pour la première fois (ne serai pas la dernière et heureusement !).

Semi_Paris

J’ai donc mis de côté (ou presque) mes doutes et mes craintes et ai commencé à rechercher des plans d’entraînements pour me préparer au semi. Evidemment, je ne visais pas de temps. Je voulais (pouvoir) franchir la ligne d’arrivée debout et fière de moi. Je suis retournée sur Kalenji et autres sites pour trouver un plan. « Finir son premier semi-marathon » avec 3 séances par semaine. Nickel.

J’ai commencé à noter les séances que je devais suivre sur un agenda (fractionné, travail d’endurance, le temps..). Chaque séance terminée, je notais (presque consciencieusement) la distance parcourue, le temps et parfois ma forme. Je pense que je devrai noter d’autres éléments pour évoluer davantage mais pour l’instant (vu mon niveau), je pense que c’est suffisant (?).

Tout au long de ma préparation, j’ai (presque) suivi le plan à la lettre. Avec les fêtes de fin d’année, la surcharge de travail, j’ai quelques séances qui ont dû sauter mais j’ai essayé d’en rattraper quelques-unes.

J’ai augmenté progressivement le nombre de kilomètres, mais pas spécialement ma vitesse (même si en toute logique, courir sur une distance bien longue suppose un travail d’endurance et donc moins rapide que sur un 5 km par exemple – bon ça, au moment de ma préparation, je l’avais pas assimilé.

J’ai recommencé des séances de fractionné et ça j’avoue que même si par moment elles sont difficiles, elles sont très efficaces ! Comme le plan l’indiquait, les fractions étaient déterminées en secondes (on peut trouver des séances de fractionné sur des distances données), le plus souvent, c’était 10 x 30’’ – 30’’  (10 séries de 30 secondes courues très vite suivies chacune par un repos de 30 secondes (soit au trot tranquille, soit en marchant).

Dans la préparation d’une course, j’ai compris qu’il ne fallait pas négliger ni la course en endurance (courir à un rythme suffisamment correct pour tenir une conversation)  ni la course de fractionné (enchainer des séries très rapides et très lentes) pour améliorer la vitesse. Il est important aussi de coupler avec des exercices de musculation par exemple (à moi les squaaaattttss !!) bon ok je n’aime pas trop travailler les jambes parce que ça brûle, c’est désagréable, je ne tiens (tenais) pas longtemps…mais c’est important. Ça aide pour le travail de running 🙂 . Quand il faut il faut !

J’ai aussi couplé le running à  la natation (dont je raconterai ma reprise prochainement 😉 ).

En ce qui concerne l’alimentation, je n’ai rien changé…(à tord). Cela ne m’a pas empêché de continuer ma perte de poids ( 🙂 ). Bon j’ai (un peu) réduit les portions mais j’avoue ne pas avoir mis de côté pour autant les desserts gourmands, les jap’ à volonté, etc… Je partagerai bientôt mon « expérience » et ma guerre contre la balance (j’apprends à devenir pacifiste 😛 ).Semi_Paris_8_Mars

Le jour J = après un réveil à 5h, un trajet en car, RER et métro (rempli de coureurs), je suis arrivée avec de l’avance au Château de Vincennes. La météo était au top. En m’approchant du Château, la foule s’agrandissait. Il faut dire que près de 44 000 coureurs étaient prévus sur la ligne de départ. Le 1er départ (les élites) était fixé à 10h00 et je ne saurai pas dire combien nous étions quand je suis arrivée mais je n’avais jamais autant vu de personnes rassemblées pour aller courir (bon, le semi-marathon de Paris quand même). C’était impressionnant ! et émouvant ! (oui oui).

Alors oui entre mes 7 km et les 21.1 km (oui oui j’insiste sur le « 0,1 » 😉 , il y a un fossé! Je ne sais pas pourquoi j’ai opté tout de suite pour le semi-marathon au lieu de tester la distance incontournable : les 10 km. Certains ont pensé que j’étais folle, d’autres n’ont pas douté de ma réussite à franchir la ligne d’arrivée, c’est ce qui m’a motivée !.. J’ai toujours eu besoin d’objectifs pour me dépasser et me prouver que je suis capable. Dans le genre « manque de confiance en soi », je suis la pro..D’où le besoin de me prouver que je peux le faire. Quoiqu’il en soit, j’y étais. J’allais courir le semi (et vous l’aurez compris 😉 ).

Une fois que j’ai pris conscience que je me retrouvais là, à ce moment là, pour la même raison que tous ces coureurs, j’ai regardé partout, avec un sourire un peu abruti (oui, je m’émerveille de rien mais ce monde, l’ambiance, la musique… j’étais bien. Stressée…mais bien.

En approchant de la ligne de départ, je voyais des lignées d’hommes et de femmes qui attendaient…pour aller aux WC (réelle envie ou stress), il fallait y aller ! Et même s’il y avait…je ne sais combien de cabinets, j’appréhendais de manquer la course. Plusieurs dizaines de files indiennes et dans chacune d’entre elles une trentaine de personnes qui attendaient (bon sur le moment j’ai bien stressé parce qu’avec du recul et en réalité, j’avais plus d’1h30 d’avance par rapport à l’heure de départ de mon sas (plus de 2h10) et je suis passée au bout de 10 minutes max). Non , je ne suis pas une stressée de la vie 😛

Arrivée dans le sas : Apparemment, c’était une nouveauté…les heures de convocation dans les sas. Par exemple, pour mon sas, nous étions convoqués pour un départ à 11h25 avec un horaire maximum pour l’entrée dans le sas. Les heures indiquées permettaient de ne pas attendre depuis le départ des élites (10h). Enfin, ça ne m’a pas empêchée d’être sur place bien avant le départ des élites 😉 . Je crois même que j’étais la première à être entrée dans le sas (tu parles vu l’avance que j’avais 🙂 )… même si c’était très timidement.  Au fur et à mesure le sas se remplissaient…et les retardataires des sas précédents bousculaient pour passer au-dessus des barrières (Heu…messieurs/dames, vous êtes mignons tout plein mais ça c’est mon pied…ok je remballe mon coude…). Il y a eu quand même un certain manque de respect : pour les runners qui attendaient bien sagement dans leur sas de plus de 2h10 depuis un bon moment et pour les bénévoles (qui avaient garder leur sang froid alors que des paires de claques se perdaient !). J’étais stressée mais quand même…

Petit plus de l’organisation, le suivi en direct de la course : la famille qui te suit et t’encourage, c’est vraiment chouette 🙂

11h25/30 :  Ça y est le départ est lancé ! Plein de pensées : respire bien, pas trop vite, pense à boire… Sauf que…très vite, j’avais l’impression de me retrouver dans le sas élite. Ils allaient tous beaucoup trop vite pour moi ! Et si j’étais plus lente ? Hop hop un coup d’oeil sur mon chrono. Quoi ??? Je suis plus rapide que d’habitude mais plus lente que les autres ?! Ok. Je me suis alors reconcentrée sur mon objectif : faire moins d’1h ? NON. Rejoindre l’élite ? Pas demain. J’ai un train à prendre ? Non plus. Prendre du plaisir et surtout le FINIR !

J’ai donc repris un rythme qui me correspondait plus, la limaceattitude. Je reprends mon souffle. Alors que j’arrive au KM1 : un premier malaise (un monsieur au bord de la route). Je venais d’atteindre ce premier KM, il fallait que je tienne encore 20. Allez…

-> KM8/9: J’avais de bonnes sensations. Les kilomètres défilaient, il faisait beau. Beaucoup de monde sur la route qui encourage les runners. Même s’ils ne sont pas là pour moi, c’est encourageant et ça fait du bien:)

->KM 10 : J’avais les jambes qui brûlaient avec les quelques faux plats et le rythme que je continuais de garder (la limaceattittude que j’adopte généralement pour mes 5/6 km.). Je marche pendant ??minutes. Je me demande si je vais pouvoir finir. « oui, allez là.. t’es là…tu peux le faire, alors tu le fais ! » Et hop je suis repartie.

->KM 15 : J’ai soif. J’ai vidé mon Camelbak. Bouteilles d’eau et c’est reparti. J’essaie de ne pas m’arrêter mais là me prend l’envie de manger un petit morceau de banane (??). Je ne pourrai pas expliquer pourquoi mais j’ai pris ce morceau de banane (il n’y avait pas ou plus d’orange et je voulais du sucre). Mais la banane…Mauvaise idée. J’ai vidé une bouteille pour la faire passer (non non pas de chichi…c’est juste je n’avais pas faim, j’avais envie besoin de sucre)

KM 16 à 20. Entrée dans le bois de Vincennes…pour moi, le passage le plus difficile. Les 3/4 du parcours sont derrière moi, mais j’ai l’impression que ça ne va pas. Mon manque de sucre… Je n’angoisse pas. Il me restait une autre bouteille d’eau et un 1/4 d’orange que j’avais réussi à avoir (qu’elle était bonne cette orange !). Ça, ça m’a remotivée. C’était le passage qui m’avait semblé le plus long de tout le parcours. L’arrivée n’était plus très loin.

KM 21: Au km 20, je suis tentée par marcher. Une runneuse me motive « allez t’as fait le plus gros, il reste 1 km ». Elle avait raison ! Je n’allais tout de même pas casser et franchir la ligne d’arrivée en marchant ! Haaaa enfin! La ligne d’arrivée! Je la vois, j’y suis ! Je sprinte (enfin j’avais l’impression parce qu’à mon avis, je n’allais pas vraiment beaucoup plus vite !). Je suis heureuse de la voir et de la franchir !! Je l’ai fait. 2h37 (fidèle à la limaceattitude 😉 ). J’aurai peut-être pu faire mieux (ou pas) mais je m’en contentais et m’en contente toujours (pour l’instant). Médailles

Quelques mètres encore (ENCORE !) pour avoir notre belle médaille 🙂 puis encore quelques mètres pour avoir une petite bouteille d’eau. J’en profite aussi pour (me jeter sur) savourer quelques quartiers d’oranges et une pomme, un powerade aussi tiens.

Je ne pourrai pas décrire la sensation que ça m’a procuré mais après ces 21.1 km, j’étais HS mais en même temps excitée. J’aurai (presque) pleuré de l’avoir fini 🙂 . C’est bizarre. L’émotion m’a gagnée. J’étais fière de moi, de ce que j’avais fait. Non, je ne suis pas une sportive de haut niveau, non je ne cours pas à la Usain BOLT, non je ne suis pas diet-nosugar-nofastfood-nolifednoresto girl, mais j’ai réussi à finir mon semi-marathon
après à peine un an de course à pied. Alors oui, certains ont déjà fait beaucoup mieux que ça, mais à mon niveau (et vu le poids que j’avais), je suis contente de ce que j’ai fait 🙂

Le moment le plus impressionnant ? Les deux derniers km pendant lesquels je voyais tous ces corps allongés par terre, les visages marqués par l’effort, les camions des secours… Plus de musique dans mes oreilles, plus de sensations dans les jambes, le monde semblait défiler au ralenti. C’était presque irréel !

Le moment le plus dur ? L’entrée dans le Bois de Vincennes a été particulièrement difficile avec ses lignes droites interminables. Le manque de sucre, d’eau se faisait ressentir et à voir tous ceux qui abandonnaient, je ne voulais pas être des leurs. J’essayais de résister et de continuer mon effort.

Mes moments préférés ? Entendre des spectateurs qui t’encouragent (merci pour les noms sur le dossard 😉 ). J’ai bien apprécié les quelques orchestres, les pompiers sur la grande échelles, courir sur les quais, faire la visite de Paris presque sans voitures.

Mon temps ? 02h37. Je ne visais rien puisqu’il s’agissait de mon premier semi-marathon (et de ma deuxième course officielle 🙂 ). J’étais dans le SAS de départ 2h10, et je ne pensais pas tenir ce temps mais je pensais aussi approcher les 3 heures! Donc j’étais et je suis ravie 🙂 

Les petits plus ? La jolie médaille pour tous les finishers 🙂 ,les quais, l’entrain des bénévoles et l’ambiance sur la course en général :). Un très joli parcours et une bonne ambiance… Bref, une course Tip Top !

Les petits moins ? Ma tête sur les photos officielles (lol). Les gens et leurs enfants (parfois avec leurs vélo aussi) qui traversent alors que nous sommes là pour le semi qui n’a lieu (qu’une fois par an !). Les médailles distribuées à 800 m de la ligne d’arrivée et le point de ravitaillement de fin, un peu éloigné lui aussi.Une bouteille d’eau par personne qu’ils disaient ! (mais toutes ces nanas qui remplissaient leur sac ? « je dis ça, je n’dis rien….mais j’le dis quand même ! »

L’organisation ? Très sympa. Pas d’attente pour récupérer mon dossard (je l’avais récupéré le vendredi soir). J’ignore comment étaient organisées les consignes puisque j’ai gardé l’essentiel dans mon camelbak (un peu de monnaie et ma pièce d’identité, au cas où).

Le mot de la fin ? A l’année prochaine pour un meilleur temps j’espère 😉

Mamzelle_Dyllec_Médaille_Semi_Paris

A très vite . . .:)

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